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Que penser de la Réforme Orthographique de 2016 ? [LMEJ#33]

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Je profite de l’épisode #33 de La Minute Écrire Juste pour m’exprimer à propos de la réforme orthographique dont tout le monde parle en ce moment. Oui, vous en avez forcément entendu parler vous aussi !

Cette réforme, ou plutôt rectification, concerne quelques 2400 mots de la langue française, parmi lesquels :

oignon → ognon

nénuphar → nénufar

porte-monnaie → portemonnaie

chauve-souris → chauvesouris

week-end → weekend

coût → cout

paraître → paraitre

Ce sujet semble être au cœur des préoccupations de beaucoup de personnes en ce moment. Du moins, c’est ce que l’on peut constater à en croire l’activité sur les média et les réseaux sociaux. Je vous propose de faire un petit tour d’horizon des différentes réactions et vous donnerai par la suite ma propre vision de la chose.

La sphère Twitter a réagi immédiatement à cette information. Voici quelques-uns des tweets les plutôt drôles :

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notons que ce tweet date d’avant le passage de la rectification

 

 

 

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Pour ma part, je me suis tout d’abord accordé à la plupart des choses qui se disaient sur la toile et ailleurs, me sentant opposé à cette rectification de l’orthographe. Certains parlent de « nivèlement par le bas », chose avec laquelle j’ai été d’accord dans un premier temps.

Mais en y réfléchissant de plus près, je me suis demandé : pourquoi y accorder tant d’importance après tout ? Deux raisons principales m’amènent à me positionner de manière neutre vis-à-vis de ces changements.

 

La langue française est un corps vivant en perpétuelle évolution

En vigueur depuis 1990, cette rectification orthographique était, jusqu’à ce début d’année 2016, passée quasiment inaperçue pour la plupart d’entre nous.

La seule chose qui change véritablement en 2016, c’est que les nouvelles formes orthographiques s’appliqueront uniformément à tous les manuels scolaires de français à compter de la rentrée 2016.

Si l’utilisation de la nouvelle orthographe des mots concernés sera recommandée, employer l’ancienne forme sera toujours accepté, comme c’est déjà le cas pour le mot clé/clef, auquel nous nous sommes habitués depuis bien longtemps.

Par ailleurs, cette réforme contient une majorité de rectifications logiques et cohérentes avec l’usage :

imbécile → imbécilité (au lieu du mot « imbécillité » auparavant)

bonhomme → bonhommie (au lieu du mot « bonhomie » auparavant)

Et concernant la prétendue « disparition » de l’accent circonflexe, il n’en est absolument pas question puisque l’accent en forme de chapeau subsistera toujours dans les cas d’homonymie :

sur / sûr

tache / tâche

jeune / jeûne

De plus, il sera toujours présent sur les voyelles a, e et o et sera facultatif sur les voyelles i et u. Ceci n’a rien d’une disparition ! Les arguments contre cette réforme sont donc invalides pour la plupart.

Dans tous les cas, il faut retenir que la langue française est un corps vivant amené à changer incessamment au cours du temps, quoi qu’il arrive, comme c’est le cas depuis ses fondements.

 

Le vrai problème : un niveau de français en baisse

Le réel problème est que le niveau de français écrit est en baisse constante depuis plusieurs années. D’après une étude de la Depp (Direction de l’évaluation, de la perspective et de la performance) menée auprès d’élèves de CM2, 46% des écoliers font plus de 15 fautes à la dictée en 2007, contre 26% en 1987.

En l’occurrence, beaucoup de fautes sont d’ordre grammatical et c’est sur ce point notamment qu’il y a un travail à faire. Ce constat concerne autant les enfants que les adultes.

Eh non, l’orthographe française ne décède pas à cause de l’harmonisation et de la simplification de certains mots. Elle meurt un peu plus chaque jour car elle est mal pratiquée par une grande partie de la population. Voilà ma vérité sur la question.

Si vous voulez vraiment sauver l’orthographe, la grammaire et leur cousine la conjugaison, une bonne chose à faire est de vous abonner à la chaîne YouTube d’Écrire Juste. Si vous avez déjà un écrit irréprochable, conviez donc vos proches, vous savez, ceux qui sont adeptes des fautes d’accord.

Écrire Juste s’est lancé récemment sur Twitter : vous pouvez suivre mes premieres gazouillis en suivant @ecrirejuste.

Vous voulez faire connaître votre opinion sur la question de la réforme de l’orthographe ? Donnez votre avis dans les commentaires de la vidéo YouTube (au début de cet article) ou sur le Facebook d’Écrire Juste.

Les pires fautes du mois (janvier 2016) [LMEJ#32]

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Bienvenue dans l’épisode #32 de La Minute Écrire Juste !

Ça fait un peu plus d’une semaine que je n’ai pas posté de vidéo mais c’est pour la bonne cause puisque je vous ai concocté une sélection des pires fautes venues du web et d’ailleurs (mais surtout du web) !

Eh oui, aujourd’hui c’est lundi et on a tous envie de bien commencer la semaine, alors rien de tel qu’un article un peu décalé (mais toujours dans le thème d’Écrire Juste, hein) pour décompresser ! C’est vrai après tout, pourquoi attendre le vendredi pour décompresser ?

20 minutes et une superbe faute

On commence par une jolie pépite footballistique extraite du quotidien gratuit 20 minutes. La faute se trouve dans un gros titre, bien en gras, police 176 (bon, j’exagère un peu). Bref, la faute immanquable !

Ici, évidemment, il faut accorder « s’éloigne » avec « La Ligue des champions ». La présence de plusieurs pluriels dans cette phrase (« champions », « l’OL et l’OM ») pourraient nous induire en erreur. Mais lorsque l’on sait identifier le sujet dans la phrase, on ne devrait avoir aucun souci avec ce type d’accords.

Politique et “gazouillis”, ça ne colle pas toujours

On trouve également de belles fautes en parcourant Twitter. Et lorsque ça touche les hommes politiques, c’est encore plus saisissant (et drôle) ! Eric Ciotti, par exemple, a vraisemblablement un souci avec les terminaisons en -é/-er/-ez. « Vous avez changé » doit ici être écrit avec e accent aigu (-é) bien sûr !

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Toujours dans la classe politique, Nicolas Sarkozy a fait tout aussi bien avec une erreur similaire. Sauf que ce coup-ci, l’incidence est autrement plus grave puisque la faute change totalement le sens de son tweet en invitant ses followers à voter pour le parti adverse ! Cela dit, on ne sait pas qui gère le compte Twitter de l’ancien président de la République. Ce n’est sûrement pas lui-même après tout !

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Eh, qu’on soit bien d’accord, il n’est nullement question d’incitation politique dans le contenu publié par Écrire Juste. La mission d’Écrire Juste est de cibler les fautes, quelles qu’elles soient, quelles qu’en soient la couleur et l’origine, et d’élever le niveau de français en France et dans la Francophonie.

YouTube ou la manne à fautes d’orthographe

YouTube est un véritable vivier à fautes d’orthographe, c’est formidable ! Surtout en allant faire un tour du côté des chaînes de nos « youtubeurs » français les plus célèbres. C’est le cas de la chaîne Norman fait des vidéos par exemple, qui a récemment atteint les 7 millions d’abonnés (bravo Norman !). Lui fait des vidéos, ses abonnés font des fautes. Voici quelques jolis extraits :

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il faut mettre -er à « fêter » bien sûr

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et toi tu n’étais pas obligé de faire autant de fautes !

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nous non plus

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no comment

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en tout cas tu t’es trompé sur « sentit », qu’il fallait écrire « sentis »

 LCI et Le Figaro, de beaux arroseurs arrosés

Allons faire un tour du côté des journaux en ligne maintenant. Le Figaro a publié un article sur le problème des fautes d’orthographe dans le monde du travail. À la base, il s’agit d’une (simple) faute d’accord au pluriel. Mais celle-ci est amplifiée par le contexte dans lequel elle est commise. Pointer du doigt les lacunes à l’écrit lorsqu’on fait soi-même une faute, c’est un peu le phénomène de l’arroseur arrosé.

il faut en effet être vigilant, et vigilants si on est plusieurs

il faut en effet être vigilant, et d’autant plus vigilants si on est plusieurs

Allez, on termine par un autre média victime de sa propre critique. Le site internet de la chaîne d’informations LCI a rédigé un article en pointant du doigt les fautes de conjugaison présentes dans un manuel scolaire. Je m’accorde volontiers avec le fait que de telles fautes ne devraient pas exister dans un livre de français. Cependant, la faute dans cet article de LCI ne pouvait pas plus mal tomber : « a présenté ses excuses » au lieu de « à présenter ses excuses ». Attention au retour du tuyau d’arrosage ! Notons toutefois que si la dernière ligne avait été une phrase à part entière, cela aurait été juste. Mais ce n’est pas le cas.

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élue faute du mois de janvier 2016

Quelque soit ou quel que soit ? [LMEJ#31]

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Ecrit-on « quelque soit » ou « quel que soit » ? Utiliser « quelque » au lieu de « quel que » et vice versa est une confusion très courante en français. Ecrire Juste vous explique les 3 cas de figure différents pour y voir plus clair et ne plus faire cette faute.

1) « Quelque » est un déterminant indéfini, il va alors s’écrire en un seul mot et s’accorder en nombre.
Exemples :
« Le père-noël est passé il y a quelques semaines. »
« Le père-noël est passé il y a quelque temps. »

2) « Quel(le)(s) que » est le regroupement de deux mots : l’adjectif indéfini « quel » et la conjonction de coordination « que ». Il s’accorde en genre et en nombre avec le sujet qui se trouve après le verbe. Pour simplifier les choses, retenez que l’on retrouve « quel que » systématiquement devant un verbe conjugué au présent du subjonctif. Hé, vous me suivez ? Ou lààà, je sens qu’un exemple s’impose là…

« Quelle que puisse être la météo, le père noël passera nous dire bonjour. »
Analysons cette phrase :
– « puisse » est notre verbe au subjonctif.
– « météo » est le sujet qui se trouve juste après le verbe, « météo » est féminin singulier : on accorde « quelle » en conséquence.

« Quels que soient les résultats, nous pourrons être fiers de nous. »
Même raisonnement :
– « soient » est le verbe au subjonctif
– « résultats » est le sujet placé juste après le verbe, il est masculin pluriel : on l’accorde donc en conséquence « quels ».

3) « Quelque » est placé devant un adjectif. Il s’agit dans ce cas d’un adverbe et il est donc invariable, il ne s’accorde pas. Allez, on va garder le père noël pour l’exemple !

« Quelque amusants qu’aient l’air les cadeaux du père noël, je ne les ouvrirai pas ».
Ici, « amusants » est bien un adjectif, donc « quelque » est invariable.

Comment retenir l’orthographe de n’importe quel mot ? [LMEJ#30]

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Aujourd’hui, je partage avec vous une méthode très simple pour retenir l’orthographe de n’importe quel mot.
Eh oui, il y a des mots dont on a du mal à se souvenir lorsqu’il s’agit de les écrire. Comment fait-on ? Voici un conseil que vous pouvez appliquer facilement.
Selon plusieurs experts, comme Bernard Pivot (président de l’académie Goncourt), la manière la plus efficace d’enregistrer définitivement la graphie d’un mot dans votre cerveau est de l’écrire vous même sur papier. 1 fois, 2 fois, 3 fois, 4 fois, 5 fois, 10 fois s’il le faut.
Nous sommes majoritairement des êtres visuels et le fait d’écrire soi-même va faciliter le travail de la mémoire.
Voilà, c’était un conseil tout simple à appliquer dès maintenant !

Aigüe ou aiguë ? Tout sur le tréma [LMEJ#29]

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29ème épisode de LMEJ. Aujourd’hui, on met les points sur les i mais pas seulement, puisqu’on va parler du tréma.
On le retrouve sur le i, comme dans maïs, mais aussi sur le e (Noël) ou, de manière plus rare, sur le u (capharnaüm). Son rôle est d’indiquer que 2 voyelles se prononcent séparément.
Jusque là tout est simple. Le point épineux concerne les mots qui font leur féminin en güe/guë, d’où le titre de cette vidéo : « Aigüe ou Aiguë ? ». Ça concerne aussi les mots : ambigu, contigu, exigu, etc.
Bon, dans tous les cas, on est bien d’accord que si on ne met pas de tréma du tout, on se retrouve avec le mot « aigue », qui ne veut plus dire la même chose.
Mais où faut-il donc placer ce tréma ? La règle académique originelle veut qu’on mette le tréma sur le « e » : « aiguë », ce qui n’est pas spécialement intuitif, puisque le tréma est justement censé être positionné sur la lettre que l’on VA prononcer.
Pour simplifier les choses, la réforme orthographique de 1990 a admis et recommandé même l’orthographe suivante : « aigüe », « ambigüe » en argumantant que c’est pour « éviter les difficultés de lecture ». Bref, nous voilà bien.
Les deux graphies sont donc correctes. Vous pouvez choisir celle que vous voulez mais il vaut mieux vous y tenir, surtout dans un texte ou le mot va apparaître de manière récurrente.
Attention ! Certains mots ne prennent pas de tréma. On peut penser qu’il y en a, mais en fait, non.
C’est le cas de : Groenland, goéland, canoéiste (mais Canoë), Israélien (mais Israël).
poêle (l’orthographe poële est admise mais extrêmement rare).
C’est tout pour aujourd’hui, c’était LMEJ, je vous retrouve demain dans l’épisode 30 !

Quand / Quant / Qu’en [LMEJ#28]

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28ème épisode de La Minute Ecrire Juste.
Aujourd’hui, on est toujours sur les homonymes puisqu’on va élucider ensemble la question du quand. Quand écrit-on quand, quant et qu’en ?
[Jingle intro]
J’ai décidé de me pencher sur ce thème suite au partage d’un article du journal Le Monde sur la page d’Ecrire Juste par une internaute. Merci donc à Marion pour cette trouvaille qui m’a mis la puce à l’oreille pour en faire une vidéo.
« Nous sommes inquiets quand au nombre de blessés qui vont encore arriver ». Il faut ici écrit quant q-u-a-n-t.
J’explique ça tout de suite !
1) On écrit quand q-u-a-n-d à partir du moment où on peut le remplacer par « lorsque » ou par « à quel moment ».
Exemples :
« Quand allons nous manger ? » → « A quel moment allons nous manger ? »
« J’aime quand tu écris juste » => « J’aime lorsque tu écris juste ».
2) On écrit quant avec un t lorsqu’on peut le remplacer par « en ce qui concerne »
Pour l’exemple, reprenons la phrase du journal le Monde : « Nous sommes inquiets en ce qui concerne le nombre de blessés qui vont encore arriver »
3) Quant au dernier qu’en, quand l’écrit-on ainsi ? On peut facilement le décomposer en « que en ».
Exemple : « qu’en penses-tu ? »
N’hésitez pas vous aussi à partager des fautes que vous repérez dans les médias, dans l’actualité, sur le web, les réseaux sociaux, dans la rue, dans les magasins, enfin bref. Ca peut toujours donner des idées pour de futures vidéos LMEJ. C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain dans un prochain épisode !

Grâce ou grace ? Le Rôle de l’accent circonflexe (3/3) [LMEJ#27]

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Bienvenue dans le 27ème épisode de LMEJ, toujours sur le rôle de l’accent circonflexe.
La troisième et dernière fonction de cet accent en forme de chapeau est d’indiquer un changement de prononciation de la voyelle sur laquelle il est placé. Cela concerne les lettres â, ê et ô. On va alors modifier le timbre de la voyelle en question en le rendant plus grave.
Soyez bien attentifs à la prononciation :
Infamie (sans l’accent) > Infâme
Fantomatique > Fantôme
Pour répondre à la question figurant dans le titre de la vidéo du jour : on écrit bien grâce avec un accent circonflexe et on est censé le prononcer grâce. Mais on va dire gracieux.
Dans le mot piqûre, c’est encore différent, on a placé l’accent circonflexe pour indiquer que le « u », bien qu’il soit précédé de la lettre « q » se prononce bien.
C’est tout pour aujourd’hui, c’était LMEJ. On se retrouve demain pour un nouvel épisode ! Et abonnez-vous à la chaîne d’Ecrire Juste en cliquant juste ici !

« C’est la feste au castel » – Le rôle de l’accent circonflexe (2/3) [LMEJ#26]

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26ème épisode de LMEJ, suite de l’épisode 25 sur le rôle de l’accent circonflexe. Comme on l’a vu hier, cet accent permet de différencier deux mots qui s’écrivent pareil mais qui n’ont pas le même sens.
La deuxième fonction de l’accent circonflexe est de remplacer une lettre qui existait il y a fort longtemps, qui a désormais disparu et ne se prononce plus aujourd’hui. On appelle ce phénomène l’amuïssement d’une lettre. Il s’agit le plus souvent de la lettre « s », qui s’est amuïe au cours du Moyen-Âge.
Allez, place aux exemples maintenant !
Feste est devenu fête. Regardez ce qu’il s’est passé : le s s’est transformé en chapeau ! Magique non ? Dans la même famille, il existe festin, festivité, festival, et bien d’autres dérivés.
Castel est devenu château.
Ostel est devenu hôtel ou hôpital. Les mots « hospitaliser », « hospitalier » et leurs dérivés ont quant à eux conservé leur « s » d’origine.
Et il y en a plein d’autres parmi lesquels :
Fenestre > fenêtre
Mesme > même
Bastir > bâtir
Beste > bête
Coste > côte
Isle > île
Pasques > Pâques
L’accent circonflexe vient également remplacer d’autres lettres disparues :
Le « a » dans aage qui est devenu âge
C’était LMEJ, on se retrouve demain pour la suite et fin de cette série sur l’accent circonflexe !

Tache ou tâche ? Le rôle de l’accent circonflexe (1/3) [LMEJ#25]

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25ème épisode de La Minute Ecrire Juste. Aujourd’hui je vous parle de l’accent circonflexe. (^ sur ma tête)
Il est beau hein ?
L’accent circonflexe, qui peut être utilisé sur les voyelles a e i o u, revêt 3 rôles différents selon les cas dans lesquels il est employé.
Dans cette vidéo, je vais me focaliser sur la première fonction. Les 2 autres seront passées en revue dans les épisodes suivants.
Le premier rôle de l’accent circonflexe est de faire la distinction entre 2 homonymes (qui s’écrivent de la même manière). Voici plusieurs exemples que l’on rencontre couramment :
sur (dessus, aigre) – sûr (certain)
du (article de + le) – dû (que l’on doit)
mur (cloison) – mûr (mature)
foret (outil) – forêt (bois)
cote (quotation) – côte (relief)
bailler (louer) – bâiller (de sommeil)
jeune (≠ vieux) – jeûne (privation de nourriture)
pécher (commettre un péché) – pêcher (du poisson)
Pour répondre à la question du jour :
tache (salissure) – tâche (travail)
C’est tout pour aujourd’hui, c’était LMEJ. On se retrouve demain pour la suite sur l’accent circonflexe !

Censé ou sensé ? [LMEJ#22]

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22ème épisode de La Minute Ecrire Juste, la série de vidéos qui vous aide à mieux écrire au quotidien.
Aujourd’hui, zoom sur un mot, ou plutôt deux, dont l’orthographe est parfois confondue : censé vs sensé.
On écrit censé avec un c dans l’expression « être censé faire quelque chose ». Si on peut le remplacer par « supposé » c’est qu’il s’écrit avec un « c ».
On écrit sensé avec un s lorsqu’il s’agit de l’adjectif qui signifie « qui a du bon sens, qui est réfléchi », puisqu’il est dérivé du mot « sens ».
Exemple : « Quelqu’un de sensé est censé être responsable. »
C’est tout pour aujourd’hui, c’était La Minute Ecrire Juste.